fbpx

Distances A2 : 30 m / 5 m (erreurs fréquentes)

En catégorie Open A2, la distance minimale avec les personnes non impliquées est de 30 mètres. Elle peut être réduite à 5 mètres uniquement en mode basse vitesse et sous conditions strictes. La mauvaise interprétation de ces distances est l’une des premières causes de non-conformité en mission.

  • 30 m : règle par défaut en Open A2
  • 5 m : uniquement en basse vitesse + conditions cumulatives
  • 0 m : interdit en A2 (sauf personnes impliquées)

Erreur n°1 : croire que le mode 5 m est automatique

Zone peuplée vs agglomération : ce que vous devez retenir

La « zone peuplée » ne se limite pas au centre‑ville. Ce terme englobe tout secteur où la densité de population impose une protection renforcée des personnes au sol. Dans les agglomérations, un vol qui pourrait sembler anodin se transforme rapidement en risque si vous ne qualifiez pas correctement votre mission.

Les risques qui explosent en ville

Tiers imprévisibles, obstacles et aérologie urbaine

En zone peuplée, la présence de passants et de véhicules impose des distances de sécurité réelles. Les turbulences créées par les bâtiments et l’effet Venturi modifient le comportement de votre drone. Les masques GNSS et les perturbations radio ajoutent de l’incertitude.

Pourquoi déclarer une mission en zone peuplée ?

Le formulaire CERFA 15476*04 est la clé pour faire valider un vol professionnel en agglomération. En France, un vol dans l’espace public ou à proximité d’un rassemblement de personnes est interdit en catégorie Ouverte, sauf dérogation professionnelle. Une déclaration en zone peuplée vous permet de prouver que vous avez anticipé les risques et que vous respectez la réglementation : objectif clair, périmètre défini, moyens de sécurité et justificatifs professionnels.

Ce que contient un dossier solide

  • Objectif de mission : décrire la finalité (inspection, relevé 3D, tournage vidéo, etc.) et les livrables attendus.
  • Zone d’opération : cartographier précisément l’emplacement, la zone tampon et la zone sol ; préciser l’environnement (urbain, privé, public).
  • Drone et classe C2 : indiquer la marque, le modèle, la classe CE, le numéro de signalement électronique et la masse au décollage.
  • Dispositif de sécurité : décrire les moyens de confinement (observateur, barrières, périmètre interdit), les distances aux tiers, les procédures en cas de perte de liaison ou d’intrusion de personnes non impliquées.
  • Justificatifs professionnels : joindre un bon de commande ou contrat attestant du caractère professionnel de la mission.

Les erreurs à éviter

Espace privé vs espace public : pourquoi ça compte

En milieu urbain, la distinction entre un espace privé et un espace public est fondamentale. Sur un site privé (cour, jardin, chantier clôturé), vous pouvez généralement voler en catégorie ouverte A2 si le volume de sécurité est respecté. Sur l’espace public (rue, parc, trottoir), le survol est interdit en catégorie ouverte : il faut passer dans un cadre professionnel avec une déclaration préfecture et des mesures de sécurisation adaptées.

Comprendre ce qui est vraiment « public »

Un espace est public dès qu’il est accessible au public et que vous ne pouvez pas empêcher des passants d’entrer dans votre volume de vol. Même un chemin à l’intérieur d’une copropriété peut être considéré comme public si des tiers non impliqués peuvent circuler.

Avant chaque vol, posez-vous la question : « Puis-je contrôler l’accès ? » Si la réponse est non, vous êtes en espace public et les règles changent.

Conséquences opérationnelles