Zone peuplée vs agglomération : ce que vous devez retenir
La « zone peuplée » ne se limite pas au centre‑ville. Ce terme englobe tout secteur où la densité de population impose une protection renforcée des personnes au sol. Dans les agglomérations, un vol qui pourrait sembler anodin se transforme rapidement en risque si vous ne qualifiez pas correctement votre mission.
Les risques qui explosent en ville
Tiers imprévisibles, obstacles et aérologie urbaine
En zone peuplée, la présence de passants et de véhicules impose des distances de sécurité réelles. Les turbulences créées par les bâtiments et l’effet Venturi modifient le comportement de votre drone. Les masques GNSS et les perturbations radio ajoutent de l’incertitude.
Distances A2 : 30 m / 5 m (erreurs fréquentes)
En catégorie Open A2, la distance minimale avec les personnes non impliquées est de 30 mètres. Elle peut être réduite à 5 mètres uniquement en mode basse vitesse et sous conditions strictes. La mauvaise interprétation de ces distances est l’une des premières causes de non-conformité en mission.
- 30 m : règle par défaut en Open A2
- 5 m : uniquement en basse vitesse + conditions cumulatives
- 0 m : interdit en A2 (sauf personnes impliquées)
Erreur n°1 : croire que le mode 5 m est automatique
Espace privé vs espace public : pourquoi ça compte
En milieu urbain, la distinction entre un espace privé et un espace public est fondamentale. Sur un site privé (cour, jardin, chantier clôturé), vous pouvez généralement voler en catégorie ouverte A2 si le volume de sécurité est respecté. Sur l’espace public (rue, parc, trottoir), le survol est interdit en catégorie ouverte : il faut passer dans un cadre professionnel avec une déclaration préfecture et des mesures de sécurisation adaptées.
Comprendre ce qui est vraiment « public »
Un espace est public dès qu’il est accessible au public et que vous ne pouvez pas empêcher des passants d’entrer dans votre volume de vol. Même un chemin à l’intérieur d’une copropriété peut être considéré comme public si des tiers non impliqués peuvent circuler.
Avant chaque vol, posez-vous la question : « Puis-je contrôler l’accès ? » Si la réponse est non, vous êtes en espace public et les règles changent.
Conséquences opérationnelles
Choisir sa formation drone : critères et conseils
Il existe une multitude de formations pour devenir télépilote professionnel, et le choix dépend de vos objectifs et du secteur dans lequel vous souhaitez exercer. Les parcours certifiants enregistrés au RS (Répertoire Spécifique) sont reconnus par l’État et finçables via le CPF.
Q : Quelle formation drone choisir ?
R : Choisissez votre formation en fonction du secteur visé (BTP, média/communication, thermographie, photogrammétrie…) et de vos objectifs professionnels. Les parcours certifiants RS5033 et RS6766 sont éligibles au CPF.
Pour les métiers du BTP et du génie civil (inspection de structures, photogrammétrie, suivi de chantier), optez pour le parcours RS5033 – Piloter un drone dans le secteur du BTP et du génie civil. Ce cursus comprend la préparation à l’examen théorique CATS, l’apprentissage des scénarios STS‑01/STS‑02 et des modules de photogrammétrie.
Pour les métiers de l’audiovisuel et de la communication (prises de vue aériennes, reportage, publicité), le programme RS6766 – Piloter un drone dans le secteur du média et de la communication est recommandé. Il allie pratique de vol, cadrage, réglementation EASA et montage vidéo.
Des modules complémentaires comme la thermographie, la cartographie 3D ou la maintenance peuvent compléter votre parcours. Veillez à choisir une formation éligible au CPF, dispensée par un organisme certifié Qualiopi et conforme aux exigences de l’EASA/DGAC.
TELEPILOTE SAS propose un accompagnement personnalisé pour déterminer la formation la plus adaptée à votre projet et vous aide à mobiliser vos droits CPF ou d’autres financements. N’hésitez pas à consulter nos guides sur la réglementation et les financements pour préparer votre projet.